En visite

LES ARTISTES EN VISITE SONT CHOISIS PAR LE BIAIS DE NOTRE PROGRAMME DE RÉSIDENCE QUI SE DÉCLINE EN TROIS VOLETS

RÉSIDENCE ANNUELLE

L’appel à projets s’adresse aux artistes, collectifs ou organismes de création en arts de la scène résidents dans la région 05-Estrie. L’artiste, le collectif ou l’organisme choisi a accès aux ressources matérielles et humaines du CASJB pour une année complète. L’artiste, le collectif, l’organisme bénéficie de l’accès aux locaux et aux équipements ainsi qu’un soutien par des membres et employés du CASJB en matière de gestion, d’administration, de production, de communication, de technique, etc. selon les besoins et la nature de la démarche.

Une aide de 5 000$ est offerte pour contribuer aux frais de résidence.

RÉSIDENCE RECHERCHE ET CRÉATION

L’appel à projets s’adresse aux artistes, collectifs ou compagnies professionnelles en arts de la scène et résidents au Québec. Les artistes choisis ont accès, le temps de la résidence, aux ressources matérielles du lieu, suivant la nature et les besoins du projet : studios de répétition, studio de production, atelier de fabrication de costume, atelier de fabrication de décor, etc. 

Une aide de 5 000 $ est offerte pour contribuer aux frais de la résidence, notamment pour couvrir les frais de déplacement et d’hébergement.

SOUTIEN À LA PRATIQUE RÉGIONALE

Le programme s’adresse aux artistes, collectifs ou organismes en arts de la scène résident dans la région 05-Estrie ou démontrant un lien d’appartenance avec la région. L’artiste, le collectif ou l’organisme choisi a accès gratuitement aux ressources physiques et matérielles du CASJB de façon ponctuelle selon l’avancement de son projet et selon la réalité du Centre.

Saison 2021-22

Nancy Letendre et Mélanie Goulet – Juillet 2021

Azur & Ambre – biographie à venir

 

 

Théâtre du Frèt | Août 2021

Théâtre du Frèt – Catalina in Fine de Fabrice Melquiot

Biographie : Frèt : n.m. Ensemble du matériel transporté par cargo, par avion.

En 2007, Alexandre l’Heureux et Léa Traversy de l’École Nationale de Théâtre du Canada proposent à des comédiens lyonnais de créer à travers des outils d’échanges et de métissage. C’est dans la volonté d’enrichir leur bagage culturel que nait le Théâtre du Frèt. Ils collaboreront avec ces artistes de la francophonie jusqu’en 2012.

Leur expérience avec la diversité les amènera à explorer plusieurs formes théâtrales. Et au fil des ans, ils choisiront de créer uniquement à partir de coups de cœur et pour des publics variés.
En 2017, Isabel Rancier se joint à l’équipe du Frèt pour la création de la pièce Les trois petits vieux qui ne voulaient pas mourir.
Le Théâtre du Frèt veut maintenant créer pour des publics essentiellement composés d’enfants et d’adultes. Il souhaite créer des ponts et favoriser les échanges entre spectateurs de différentes générations.

Alexandre L’Heureux, co directeur artistique du Théâtre du Frèt

Aussitôt diplômé de l’École Nationale de Théâtre du Canada, Alexandre produit plusieurs projets en théâtre. À la télévision et au cinéma, on lui confie, entre autres, les rôles de Maxime dans la série jeunesse Mouki, Normando dans Dédé à travers les brumes et David Morel, faussaire repenti du populaire District 31. On a pu le remarquer plus récemment dans des capsules humoristiques sur les thèmes de la COVID-19, vidéos virales qui lui ont valu 2 nominations au Gala les Olivier ainsi qu’une nomination aux Prix Gémeaux. Depuis 2009, il dirige le Théâtre du Frèt où il agit à titre de producteur et d’interprète sur les productions Les larmes de l’aveugle, Dans le lit de Max chez Max et Les trois petits vieux qui ne voulaient pas mourir. Alexandre prête également sa voix à de nombreux projets en publicité et en doublage.

Isabel Rancier co-directrice artistique du Théâtre du Frèt 

Après avoir terminé ses études en photographie au cégep du Vieux Montréal, Isabel se dirige vers le théâtre. Diplômée en interprétation au Collège Lionel-Groulx et formée en théâtre musical à la même institution, elle travaille depuis 2005 au sein de différentes compagnies de création en tant que comédienne, chanteuse et metteure en scène.  En 2017 elle se joint à Alexandre L’Heureux à la direction artistique du Théâtre du Frèt pour la création de Les trois petits vieux qui ne voulaient pas mourirDepuis quelques années, elle s’intéresse également à la vidéo où elle touche au documentaire, à la fiction et au film d’art.

Catalina in Fine de Fabrice Melquiot, adaptation de Annick Lefebvre

Description du projet : À l’âge de 13 ans, un jour qu’elle est embauchée à l’usine, Catalina fait la connaissance d’Honorin, un sentimental à la jambe de bois. Honorin fabrique des articles de voyage, noirs, moches et synthétiques. Et si on mettait un peu de couleur dans les machines à fabriquer ? Et si on voyait nos vies comme dans les kaléidoscopes ?

Dans ses rêves, elle rencontrera le Prince pas Charmant, un prince peu séduisant avec des dents trop longues et des oreilles de crapaud. Il n’est pas charmant, et prince, encore moins. Lui, ce qu’il voulait dans la vie, c’est d’être une nourrice.

Comme eux, Catalina est un être divisé et plein de contradictions. Comme nous, Catalina a longtemps essayé de camoufler une partie d’elle qu’elle voyait comme un handicap et qui, pourtant, la définissait. Et si nous étions tous de vulnérables monstres qui tentent de s’apprivoiser ? Et si la rencontre avec l’autre était nécessaire pour mieux accepter sa différence et enfin comprendre que c’est elle qui nous caractérise ?

Cette jeune héroïne osera défier les lois et changer les règles en nous rappelant, au passage, que les couleurs de la vie dépendent uniquement de notre manière de la peindre.

Démarche : La recherche identitaire est, chez notre public cible, souvent teinté par l’omniprésence des écrans et par les réseaux sociaux qui limitent trop souvent notre rapport direct à l’autre. L’adolescence est une période charnière et ces affres de l’âge ingrat prennent une tout autre dimension dans l’univers ultra-connecté dans lequel nous baignons aujourd’hui. La rencontre entre le masque physique et l’avatar des réseaux sociaux nous paraissait donc génératrice de sens.

Le Théâtre du Frèt s’est donc penché sur la question suivante : Comment amalgamer l’art du jeu masqué (une des plus vieilles formes d’art de la scène) à celui du numérique (une des plus actuelles formes d’expression artistique?)

Après un saut au CASJB de Sherbrooke qui aura permis la rencontre du texte avec les jeunes, la première étape de création de Catalina in Fine aura lieu à la Maison de la Culture Mercier à l’automne 2021 et sera présentée à l’hiver 2022 devant public.

 

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Stéphanie Beaudoin | Août 2021

Vuinbrekin

Vuinbrekin est un trialogue spontané et continu entre des artistes qui co-construisent un univers de création avec les matériaux du bois, du corps et du son. Robin Servant, Stéphanie Beaudoin et Emmanuel Guy cherchent à développer et raffiner une pratique d’improvisation collective autour de la musique, la danse, la sculpture et la spatialisation sonore à travers un dispositif installatif et évolutif. Une boucle où la création du son, de la matière et du mouvement s’influencent et sont interdépendants.

Vuinbrekin est une forme ancienne du mot vilebrequin que nous avons choisi pour son étrangeté familière tout autant que pour sa sonorité musicale. Cet outil manuel n’a rien d’automatique, il permet un contact avec la matière et la transforme par son intervention. Ce rapport physique à la matière transformée est essentiel dans notre démarche puisqu’il est une des matière première de notre construction sonore et de notre intervention dans l’espace.

L’élément d’improvisation est essentiel dans la démarche de notre collectif. Ce n’est pas une façon d’arriver à un un résultat, ce n’est pas un mode d’écriture préliminaire. C’est un mode d’expression en tant que tel qui a ses contraintes propres.  La création de sens est partagée entre les différents artistes et le public, en temps réel.

 

Bio Robin Servant :

Sa pratique instrumentale, qui fait cohabiter composition, interprétation et improvisation, est variée et soutenue. Que se soit au sein de petits ensembles (Duo Haley-Servant, Duo Bec-Servant, Tord-Vis, collaborations ponctuelles), ou au sein de grands ensembles (le GGRIL, la Marée montante), il exploite depuis plusieurs années les différentes facettes, couleurs et limites de son instrument de prédilection – l’accordéon. Par ailleurs, il explore depuis quelques années l’amplification, le traitement électronique du son de l’accordéon et sa spatialisation dans un projet solo intitulé Du souffle et de l’espace.

 

Bio Stéphanie Beaudoin

Son travail physique, à la lisière des expressions dansées, théâtrales et performées, cherche à décomplexer notre nature sédimentaire. Un corps où se sédimentent les pratiques sociales, où se solidifient les habitudes culturelles, où deviennent tangibles, palpables les peurs autant que les nouvelles libertés. Prendre au sérieux ne pas se prendre au sérieux reste au coeur de sa démarche. Elle mobilise des approches somatiques qui lui permettent de créer un pont entre l’autre – le partenaire ou le public – et son propre corps grâce à l’attention consciente apportée aux mouvements/états naturels, universels des corps non “chorégraphiés”.

 

Bio Emmanuel Guy

Sa démarche sculpturale est issue initialement des métiers d’arts. Ainsi la matière (principalement le bois mais occasionnellement aussi le fer forgé, le cuivre et les objets trouvés) est toujours le point de départ de son travail. Il explore ensuite les moyens d’intégrer le travail de cette matière en tant que composante à part entière de ses œuvres. Cette recherche vise à rendre le processus de transformation de la matière tangible pour le regardeur qui fait l’expérience de l’œuvre a posteriori. Il ajoute une dimension à cette recherche sur l’expérience du regardeur en portant directement sur moi ses œuvres lors de déambulations dans l’espace public. Travailler en improvisation avec des artistes établis du son et du mouvement s’inscrit directement dans la poursuite de cette progression.

L’Interrupteur: créations de théâtre-Lumière | Octobre 2021

L’Interrupteur: créations de théâtre-Lumière | Projet: Boulupoilu

L’Interrupteur est une compagnie de théâtre créée par Jacinthe Racine (conceptrice d’éclairage et performeuse), Kim Crofts (metteure en scène et dramaturge) et Mélanie Primeau (directrice de production et technique).

La démarche artistique de L’Interrupteur s’articule autour d’une recherche sur la lumière et ses capacités narratives. À nos yeux, la lumière est un langage en soi qui peut, au même titre qu’un texte, être moteur de projet artistique. Nous souhaitons créer des évènements rassembleurs où la parole est laissée de côté au profit de sensations visuelles et sonores.

Afin de favoriser une rencontre de qualité avec son public, L’Interrupteur privilégie des formes modestes et portatives qui lui permettront de voyager aisément pour partager ses histoires au sein de salles intimistes.

Boulupoilu

Le Boulupoilu c’est :

des poils, beaucoup de poils

Un œil mal vissé, mal installé, qui avait envie de voyager

Une galaxie dans une baignoire

Une aquarelle en 3 dimensions

De la couleur, des ombres, mais surtout beaucoup de lumière.

Présenté dans une première version au festival OUF! Off Casteliers 2019, cette création est encore en cours d’élaboration.​

 

CRÉDITS

Mise en scène : Kim Crofts et Jacinthe Racine

Interprètes : Jacinthe Racine et Charles Roy

Conception sonore et musicien sur scène : Émile Poulin

Direction de production et technique : Mélanie Primeau

Collectif Tôle | Novembre 2021

Collectif Tôle – Têtard tout au plus

Biographie : Formé en février 2017 par Marie-Ève Groulx (metteure en scène), Carl-Matthieu Neher (pianiste-compositeur), Renaud Jobin-Delaquis (artiste visuel) et Maxime Brillon (dramaturge), Tôle est un collectif multidisciplinaire de la relève qui œuvre en arts vivants. En 2018, Tôle présente Big Mack au festival OFFTA, un spectacle mariant opéra, écriture en direct, danse et jeux vidéo autour de la ruine de Mackenzie King. La même année, Bébés Fontaine, une adaptation libre des textes et chansons de Brigitte Fontaine agencées aux œuvres de l’artiste visuelle montréalaise Geneviève Grenier et orchestré par Marie-Ève Groulx, est présentée au festival Phénoména. Une version plus étendue du spectacle aura lieu au mois multi en 2020. En 2018, Tôle collabore également sur Tertulia Nebula, pièce de Maxime Brillon qui a remporté le prix du CEAD au festival ZH. En mars 2019, Tôle aide à produire une autre pièce de Maxime Brillon, Nous irons cirer nos canons numériques dans sweatshop portugais, une première diffusion de longue haleine présentée au Théâtre aux Écuries. Tôle travaille désormais sur Awards: une tragédie pour orgue, batterie et beaucoup de personnes. Le spectacle fera partie de la saison 2021-2022 de l’Usine C et le texte a obtenu une mention spéciale au prix Gratien Gélinas 2020. Entre temps, Tôle fait aussi des jams dans des scieries abandonnées et des maisons d’architectes.
Mandat : Tôle crée des spectacles d’art vivant en cultivant une méthode de travail horizontale et une dramaturgie interdisciplinaire. Tôle renouvelle constamment ses artistes pour creuser de nouveaux sillons et s’abreuver de nouvelles et antiques expertises. Tôle est « polystique », il ou elle se déploie en largeur, comme une algue, pour se régaler du suc surnaturel de ses recherches et offrir au public tout le sérieux qui accompagne la joie de créer ensemble des univers trafiqués.
Synopsis : Depuis les têtards, plus personne ne parle à voix haute. Tout le monde émet ses pensées via un système d’ondes et de résonances enfouies. On glisse dans des émissions publiques. On s’envoie des images pour oublier. On prend des cours de flamenco pour se rappeler qu’on a un corps. Les têtes se confondent. On en vient à ne plus savoir qui pense quoi. Dans tout ça, il y a Elle, une ex-championne de cyber-sports qui essaye de réorganiser sa mémoire autour de la mort de sa mère poétesse, de l’hospitalisation de son grand-père, de l’Autre, son avatar qu’elle n’arrive qu’à modéliser à son image, et d’un voisin qui agace avec sa génératrice d’ondes. Pour se calmer le cœur et faire les différences nécessaires, Elle réapprend tranquillement à parler à voix haute.
Description du projet : Têtard tout au plus est un concert théâtral de science-fiction aqueuse qui mélange poésie, musique, art vidéo et univers virtuel interactif. La mort dans les histoires est souvent utilisée comme dénouement ou comme finalité : ici nous voulons explorer le rapport poreux et liquide au temps qu’apporte le deuil, l’après-mort, en saisissant tous les moments de progrès, de rebonds, la prise de parole qui nous permet au final de s’en sortir. Après avoir été enregistré sous forme d’album-audio-book, le projet se déploie maintenant dans sa version scénique. Tôle fait appel à la vidéaste et artiste visuelle Allison Moore qui vient se joindre aux musiciens Carl-Matthieu Neher et Félix-Antoine Coutu, ainsi qu’aux deux interprètes Marie-Ève Groulx et Maxime Brillon pour compléter l’équipe de création et parfaire l’univers déjà entamé.

Crédits : Marie-Ève Groulx – metteure en scène, interprète | Maxime Brillon – auteur, metteur en scène, concepteur de jeux-vidéos et interprète |Carl Matthieu Neher – compositeur et interprète piano | Félix-Antoine Coutu – réalisation, mix, conception son et interprète machines à bruit | Allison Moore – vidéaste et artiste visuelleNavet Confit – compositeur et musicien pour l’album.  https://youtu.be/qlLIg_0I5Ew

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Claire Renaud | Janvier 2022

Projet : Sportriarcat

2020 Claire Renaud est scénographe, autrice et metteuse en scène. L’interdisciplinarité, les dispositifs scéniques non-conventionnels et la relation entre les créateur.trices et les spectateur.trices sont au centre de sa démarche, de plus en plus tournée vers des enjeux de société. Depuis sa graduation à l’École Supérieure de Théâtre de l’UQAM en 2014, elle a travaillé notamment aux côtés de Christian Lapointe (Pelléas et Mélisande, Le reste vous le connaissez par le cinéma, Et quand nous nous serons suffisamment torturés…), Marie-Thérèse Fortin (L’éducation de Rita), Mireille Camier (À deux heures du matin, La fête d’aujourd’hui) ou encore Erika Tremblay-Roy (Prince Panthère).

Parallèlement à sa pratique de scénographe elle confonde le collectif Grande Surface (2014) puis la compagnie de théâtre interdisciplinaire La nuit / Le bruit (2017) au sein desquels elle touche aussi bien à l’écriture et à la mise en scène qu’à la conception.  Son premier texte et mise en scène « Contre la suite du monde », a été présenté à La Chapelle | Scène contemporaine en 2019 puis à Premier Acte en 2020. Elle travaille actuellement sur sa prochaine création interdisciplinaire « Sportriarcat ».

« Sportriarcat »

« Sportriarcat » est une création mêlant théâtre et danse qui explore le monde du sport-spectacle comme terrain de recherche pour s’interroger sur la culture du viol et les rapports de domination que notre société entretient.

En écrivant sur le plateau, l’équipe entièrement constituée de femmes s’interroge sur les questions suivantes: comment la médiatisation du sport participe-t-elle à la perpétuation du patriarcat? Comment utiliser le langage et les rituels du sport pour parler du sexisme ordinaire et des violences de genre ? Le monde du sport est-il un espace d’émancipation possible? Peut-on y écrire de nouveaux mythes féminins où la réappropriation du corps et la sororité se déploient naturellement?

Empruntant aux codes de la publicité, des médias, du documentaire et de la danse, Claire Renaud cherche comment aborder la complexité de notre société et explore avec humour et autodérision les paradoxes de nos constructions sociales.

ÉQUIPE :

Mise en scène et écriture de plateau : Claire Renaud| Assistante à la mise en scène : Mélodie Lupien | Conseillère à la dramaturgie: Andréane Roy | | Scénographie : Alix Brenneur | Conception costume : Marie-Audrey Jacques | Conception lumière : Catherine FP |Conception vidéo : Laura-Rose R.Grenier

Interprètes : Laura Côté-Bilodeau, Lucie M.Constantineau, Chloé Barshee, Gabrielle Poulin, Léna Demnati, Koliane Rochon Prom Tep, Marie-Reine Kabasha

 

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David-Emmanuel Jauniaux | Février 2022

Biographie à venir

Biographie :

Originaire de l’Estrie, David Emmanuel Jauniaux se démarque comme un acteur physique et sensible. Suite à une formation intensive à l’école de mime Omnibus, il travaille en 2014 en motion capture pour Ubisoft dans le jeu vidéo RAINBOW SIX SIEGE. Finissant de l’École Supérieure de Théâtre de l’UQAM, il devient professeur auxiliaire pour la professeure de mouvement Francine Alepin en 2017. Depuis, nous avons pu le voir dans plusieurs spectacles qu’il co-crée à la chorégraphie telle que PONEYBOYZ présenté au OFFTA en 2019 et DOUSSE NUIT, HOLEY NIGHT chez TANGENTE 2019 avec son collectif LesLewski ainsi que dans NOS CORPS au THÉÂTRE AUX ÉCURIES 2019 avec le collectif CastelBlast. Présentement il travaille comme assistant à la mise en scène sur ATTEINTES À SA VIE auprès de Philip Cyr, avec le théâtre I.N.K., sur le laboratoire de recherche SOUS LE CHAPITEAU DES DÉCLASSÉS à Sudbury et sur le prochain spectacle d’Audrée Lewka programmé à La Chapelle en 2022-2023. David est fasciné par l’expressivité du corps au sein d’une représentation théâtrale, son effet sur l’interprète et l’aspect performative que cela peut engendrer chez lui.

Drilling Queen 8===D

Descriptif du projet :  De Mansonville à Montréal, j’ai troqué les pâturages et le garage familial pour le parc Lafontaine et le cabaret Mado. J’ai été élevé entre les piles de pneus usés, baigné dans l’odeur d’huile à moteur et bercé au doux son des moteurs de motocross, dans ce milieu viril auquel je ne pouvais appartenir puisque j’étais différent, gay. Dix ans après mon exode vers la ville à la recherche de ce que je croyais être mes semblables, j’apprivoise la part de ruralité qui m’habite toujours même dans mon environnement urbain. Pris avec les conséquences de ce changement, je ne me sens jamais assez intellectuel pour la ville ni assez brut pour la campagne : pris à mi-chemin entre deux réalités.

Je souhaite explorer les thèmes de la transclasse et des identités LGBTQ+ en milieu rural. Je m’intéresse en premier lieu à ce que je perçois comme une masculinité virile et dominante dans ce milieu, qui pousse certain-es à l’exil. Cette fuite de la ruralité, qui semblait pour moi une échappatoire nécessaire à l’époque, comportait toutefois ses contrecoups. Je m’intéresse en second lieu au sentiment de décalage qui nait lorsqu’il devient apparent que les nouvelles valeurs et modes de vie que j’ai adoptés dans mon environnement urbain ne correspondent plus à ce dans quoi je suis né. Cette mobilité sociale n’est pas pour moi à sens unique, ni un événement circonscrit aux souvenirs : c’est une expérience complexe et fluide dans le temps.

Nicolas Gendron | Février 2022

ExLibris | Projet : À l’ombre des volcans

Depuis sa formation à l’École de théâtre professionnel du Collège Lionel-Groulx, Nicolas Gendron a pris part à plus d’une trentaine de productions théâtrales, comme interprète, auteur ou metteur en scène. En 2013, il cofonde la compagnie ExLibris, pour laquelle il signe plusieurs mises en scène. Depuis 2017, Nicolas est conseiller au Théâtre Denise-Pelletier auprès de Claude Poissant. Dans le cadre de cette résidence au CASJB, Nicolas planchera sur une création théâtrale des plus personnelles, intitulée À l’ombre des volcans, avec le précieux soutien d’ExLibris et de ses collaborateur.trice.s. L’équipe de création aura accès à l’ensemble des ressources du CASJB ainsi qu’à une aide financière pour contribuer aux frais de la résidence.

Nicolas sera au CASJB pour une résidence d’écriture en septembre et sera de retour avec l’ensemble de son équipe pour une résidence de création à l’automne 2021.

ExLibris 

MANDAT

Du romanesque à la poésie, de la chanson au scénario, et surtout du papier à la scène, pour ExLibris, tout part des mots. La dramaturgie est toujours l’étincelle de départ, dans un esprit de création ou d’adaptation.

L’origine latine de son nom signifie entre autres « (faisant partie) des livres (de) ». Et c’est ainsi qu’ExLibris tire sa matière première de ses coups de cœur pour la parole d’un.e auteur ou autrice, l’essence même des mots, l’amour de la langue et le vertige propre à l’âme d’une écriture.

ExLibris traque en douceur les paroles les plus riches du moment là où elles se trouvent : dans sa bibliothèque, bien entendu, mais aussi à l’ombre de toute forme d’art et dans les rues de la cité, afin de révéler des voix inédites ou délaissées pour faire honneur à leurs lignes de force. Sa mission : porter ces paroles au plus près du public et célébrer toute leur richesse et leur profondeur.

ExLibris entend également œuvrer à nourrir l’intérêt de la jeune génération et du grand public pour le fait littéraire et la langue française, grâce à des collaborations avec des institutions scolaires et des groupes communautaires.

HISTORIQUE

Compagnie théâtrale basée à Montréal, OBNL fondé en 2013 par Nicolas Gendron, Alexandre Lainesse et Antoine Pellerin, trois amis d’enfance originaires de Victoriaville, ExLibris compte à son actif deux créations et un laboratoire public. La conceptrice Leticia Hamaoui s’est jointe à l’équipe en 2016.

Pour son acte de naissance, ExLibris a donc été fidèle à son nom et a tiré de sa bibliothèque un roman d’exception pour le porter à la scène : Et au pire, on se mariera, de l’autrice Sophie Bienvenu (La Mèche, 2011). Un vrai coup de cœur (au ventre). L’adaptation théâtrale, signée par le directeur artistique Nicolas Gendron, fut saluée par la critique et le public montréalais à sa création, en 2014, à la Salle intime du Théâtre Prospero, puis à sa reprise en 2015, au même théâtre, et en tournée à Ottawa, Québec et Victoriaville.

En résidence à la Maison de la culture Rosemont–La Petite-Patrie, en décembre 2015, ExLibris a voulu souligner, par un laboratoire public, le dixième anniversaire du départ du créateur de Sol, jetant ainsi les bases de L’Enfance de l’art – Doigts d’auteur de Marc Favreau, son second projet. Le spectacle prend ensuite son envol à l’hiver 2017, à la Salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier. Le public est encore au rendez-vous : plus de 2400 spectateurs de tous âges (re)découvrent la parole de Favreau! Programmée au tout premier festival Fous de théâtre, à l’Assomption, à l’été 2017, la création connaît par la suite une tournée d’envergure à l’automne 2018, visitant une douzaine de régions du Québec, puis une reprise exceptionnelle d’une semaine, en décembre 2020, au Théâtre La Bordée, dans la capitale.

ExLibris est aussi membre de l’Association des compagnies de théâtre.

Gabrielle Marquis et Roxanne Beaulieu – Février 2022

Projet Noroît – biographie à venir

 

 

projets hybris | Hiver 2022

cruel·le

cruel·le est une nouvelle création interdisciplinaire de projets hybris. Elle s’intéresse à la distance grandissante entre utopies et possibilités à l’ère néolibérale. En abordant l’anxiété et la dépression comme des phénomènes sociaux, cruel·le cherche à explorer les façons avec lesquelles les structures politiques nous poussent à notre propre perte. A

Aux confluents de la musique, des pratiques performatives et de la recherche plastique, cruel·le cherche à célébrer la résilience de celles et ceux qui, chaque jour, se défendent.

mise en scène : Philippe Dumaine
conseil en dramaturgie : Marilou Craft
lumières : Catherine Fournier-Poirier
avec : Maude Arès, Antoine Beaudoin Gentes, Laurence Gauthier-Brown, Danièle Simon

 

projets hybris est une compagnie de création interdisciplinaire, queer et féministe basée à Montréal depuis 2010. Elle présente, dans divers lieux consacrés aux arts vivants et à l’art contemporain, des créations originales qui prennent la forme de spectacles, de performances, de participations à des expositions et d’ateliers. Ces créations allient intensité performative et inventivité interdisciplinaire dans la mise en relief d’enjeux politiques touchant particulièrement les femmes, les personnes queers et marginalisée.

Parmi les créations récentes de la compagnie, mentionnons Propositions for the AIDS Museum, une réflexion interdisciplinaire sur la réponse politique et artistique à la crise du sida (Phénomena 2014; La Chapelle 2017), Youngnesse, qui aborde avec abstraction l’énergie politique de la jeunesse (OFFTA 2016; La Chapelle 2018; Mois multi 2020) et thegiftsofthegifted, une intervention performative de 5 heures conçue à l’invitation de la Fondation Phi pour l’art contemporain (Nuit blanche 2018). Soulignons aussi Se la jouer/Playing Up, un jeu d’art vivants déployé dans l’espace public (OFFTA 2019) et i await the devil’s coming, un solo performatif inspiré de l’autobiographie du même titre de Mary MacLane (OFFTA 2017). + plus au projetshybris.org

Saison 2020-21

Nicolas Zemmour | Année 2020 – 2021


Le ZemmourBallet danse tout en émotion. L’art d’incarner du spirituel dans du corps sensible afin que tout le monde s’en évade dans le présent. A travers des métaphores visibles le ZemmourBallet vous permet de voyager avec lui. 
Pour Nicolas Zemmour, la danse est un lieu essentiel d’« émotion », un mot qui prend une valeur toute particulière pour lui. Il en revient aux origines du mot : ex-motion, ce qui est en-dehors du mouvement, en dehors et au-delà du temps et de l’espace parcourus et déployés que suppose toute danse. C’est-à- dire que l’arpentage du temps et de l’espace doit mener ailleurs, au-delà d’un récit, au-delà d’un sens, au-delà d’une compréhension- explication rationnelle, dans une sorte de bulle de poésie. Concrètement, lui, il imagine, travaille et interroge des concepts, mais son rôle n’est pas d’en imposer les réalités, les points de vue et les leçons à ses spectateurs. Lors de sa phase créative, il se laisse aller à une phase de délire, de déclinaison, de libres associations qui l’emmènent ailleurs. Il transcende tout cela dans sa danse, il l’infuse, grâce à son corps-outil, il le « transe- met », désireux d’installer son public dans un état second, intensément réceptif. Pour cela, il exige de ses danseurs une extrême perfection technique – l’extra- ordinaire doit aller de soi – libérée des pesanteurs de la gravité.

 

Nicolas Zemmour est né en 1987.​

Il sort diplômé du Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon en 2007 et décide en 2009 de poursuivre sa formation à la Folkwang Universität Essen pour apprendre la technique et la philosophie de danse de Pina Bausch qu’il rencontre en stage dans la compagnie. Cette année, la Folkwang Hochschule a une très grande influence sur Nicolas quant à la vision de  l’art et de la danse. Il est engagé au Ballet Preljocaj en 2009 à 2015, il y danse pendant un an et demi avec le Ballet du Bolshoï à Moscou dans une création de A.Preljocaj avec des danseurs du Bolshoï et les danseurs du Ballet Preljocaj dont Nicolas fait partie.  En 2013, il crée le ZemmourBallet ainsi que ses premières oeuvres chorégraphiquesEn 2014 il obtient son diplôme de professeur de danse qui lui permet de transmettre sa passion.  Le ZemmourBallet voit naître sa première création internationale 2017/2018 en collaboration avec Les théâtres de la Ville de Luxembourg, « La brisure des vases »En 2018, Nicolas devient Professeur au Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon, France.  En 2019, il émigre de France et immigre à Sherbrooke où il transfert sa compagnie ZemmourBallet. Son implantation devient solide grâce à l’accueil du Centre des Arts de la Scène Jean Besré et La Ville de Sherbrooke, qui donnent à la compagnie l’opportunité d’être compagnie résidence 2020 au CASJB. En janvier 2020, il devient professeur de Ballet au CEGEP de Sherbrooke.

Daniel Danis | Juin 2021

Biographie à venir

Gabriel Morin & David Strasbourg | Juin 2021

LE COMPLEXE | Projet : MERCI D’ÊTRE VENUS

Le Complexe est une jeune compagnie d’art narratif ayant comme mandat la création de récits “complexes” et captivants. Ses créateurs sont à la recherche d’une harmonie entre expérimentation et tradition, entre drame et comédie, entre accessibilité et profondeur du propos. Le Complexe se donne donc comme mandat de produire des oeuvres denses, mais toujours au service d’un récit poignant. La compagnie accorde une grande importance au spectateur, au spectaculaire et veut développer de nouveaux publics en s’adressant autant aux néophytes qu’aux initiés.

David Strasbourg | Metteur en scène David Strasbourg est un jeune metteur en scène qu’on doit surveiller de près. Diplômé en interprétation du Cégep de St-Hyacinte, il navigue aussi bien comme directeur d’acteurs que comme interprète. En 2016, il signe la mise en scène de Conversations avec mon Pénis (Théâtre Bistouri), présentée au Zoofest. La pièce est reprise à La Licorne, à Premier Acte et en tournée dans plusieurs régions du Québec. En 2018, il intègre l’équipe de Petits crimes contre l’Humanité comme metteur en scène. La pièce attire l’attention de diffuseurs professionnels lors de son passage à Rideau en 2019. David est doté d’une grande habileté pour décoder le sens profond d’un texte, tout en faisant ressortir l’humour au travers du drame. Ses mises en scène témoignent de son amour du jeu et de sa passion pour le théâtre.

Gabriel Morin | Auteur et Comédien
Diplômé en interprétation du Conservatoire de Montréal (2014) et de l’INIS comme auteur au programme Télévision (2018), Gabriel Morin évolue aussi bien dans le jeu que dans l’écriture. Sa première pièce, Petits crimes contre l’Humanité, a été présentée dans plusieurs festivals, tels que Zoofest, Vue sur la Relève, Fous de Théâtre (Th. Hector-Charland) et Rideau. En 2018, il obtient une bourse de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques afin de soutenir le démarrage de sa prochaine pièce, Merci d’être venus. En 2020, il reçoit une bourse de soutien à la création dans le cadre du programme “Ma première demande de bourse”. Il s’agit d’un partenariat du Conseil des arts et des lettres du Québec ainsi que du Conseil des arts de Montréal. Cette même année, Gabriel participe à L’École d’Hiver du CEAD, une résidence d’écriture urbaine. Depuis cette résidence, il est accompagné par Paul Lefebvre, conseiller dramaturgie au CEAD. Merci d’être venus a été sélectionnée au Festival Jamais Lu et sera mise en lecture en juin 2021.

 

MERCI D’ÊTRE VENUS

 

Si vos parents sont comme les miens, à un moment de votre adolescence, probablement pendant le souper, l’un d’eux a pris une grande respiration avant de dire solennellement: « Si tu fais l’amour, protège-toi. Si t’es pas prêt, c’est correct aussi.» Ce à quoi vous avez sûrement répondu quelque chose comme : « Ark, voyons, je le sais », afin d’éviter les malaises d’une discussion sur la contraception avec vos parents. N’empêche, le message était passé. Or, il fut un temps où aborder un tel sujet autour du pain de viande dominical aurait causé une crise familiale et l’envoi au cloître. J’exagère un peu, mais vous comprenez l’idée.

Je crois que le suicide et la détresse psychologique sont nos prochains « malaises de souper ». L’acceptation sociale de la maladie mentale est selon moi le prochain grand combat à mener. Notre malaise face à ces enjeux isole les personnes malades et les rends plus vulnérables. C’est cet inconfort qui m’a poussé à écrire cette histoire. Avant de perdre mon frère par suicide, ce phénomène m’était toujours apparu comme un “truc qui n’arrivait qu’aux autres”. Son décès m’a obligé à apprivoiser le suicide, car je ne pouvais plus nier sa présence. Je crois que si l’on allait au cœur du problème, pour en retracer les causes, on pourrait mieux le comprendre et ultimement, mieux le prévenir.

Avec Merci d’être venus, je désire créer un espace théâtral où le spectateur sera amené à traverser ce pont et à voir le phénomène de l’intérieur. Bien que la pièce soit tirée d’un fait vécu, je veux avant tout raconter une histoire. Le décès de mon frère est le point de départ de la pièce, mais ce sont les impacts sur les proches qui en sont le cœur. Merci d’être venus est une quête de compréhension, de pardon, et le désir de bâtir une société plus fraternelle. Je veux défaire le caractère « sacré » du suicide, son vernis dramatique, qui nous empêche d’en parler ouvertement. Pour y arriver, l’humour et les ruptures de ton sont mes meilleurs alliés. Une part de comédie, si noire soit-elle, est essentielle.

Gabriel Morin : Texte et interprétation
David Strasbourg : Mise en scène

Hélène Rioux : Assistance à la mise en scène et régie

Suzie Bilodeau : Conception d’éclairages
Philippe Gatien : Composition musicale et conception sonore
Olivia Pia Audet : Scénographie

Estelle Clareton | Février 2021

Créations Estelle Clareton | Projet : Bouleversement

Femme que le langage et les gestes du corps passionnent, Estelle Clareton a longtemps interprété des pièces imaginées par d’autres chorégraphes avant de faire de la création son mode de vie. Aujourd’hui chorégraphe à part entière elle offre, avec ses créations, des plongées dans un univers en quête d’une virtuosité chargée de sens.

Depuis la fondation de sa compagnie, Créations Estelle Clareton, en 1999, la chorégraphe a su créer une œuvre forte et originale. Les thèmes abordés par la chorégraphe ont en commun un regard lucide et ludique posé sur l’existence, les relations humaines et l’expérience même de vivre, de grandir. Au cœur de sa démarche se trouve la tentative de comprendre d’où l’on vient, où l’on va et pourquoi nous y allons, sachant que tout ceci a une fin. Les thèmes de l’identité perdue et de la quête de l’autonomie habitent ses œuvres de façon récurrente. Et l’humour et le drame s’y côtoient.

En vingt ans, la compagnie a porté 17 projets de création, organisé des tournées ici et à l’étranger, et participé à des activités de développement de public.

Saison 2019-20

Nicolas Zemmour | Année 2020 – 2021


Le ZemmourBallet danse tout en émotion. L’art d’incarner du spirituel dans du corps sensible afin que tout le monde s’en évade dans le présent. A travers des métaphores visibles le ZemmourBallet vous permet de voyager avec lui. 
Pour Nicolas Zemmour, la danse est un lieu essentiel d’« émotion », un mot qui prend une valeur toute particulière pour lui. Il en revient aux origines du mot : ex-motion, ce qui est en-dehors du mouvement, en dehors et au-delà du temps et de l’espace parcourus et déployés que suppose toute danse. C’est-à- dire que l’arpentage du temps et de l’espace doit mener ailleurs, au-delà d’un récit, au-delà d’un sens, au-delà d’une compréhension- explication rationnelle, dans une sorte de bulle de poésie. Concrètement, lui, il imagine, travaille et interroge des concepts, mais son rôle n’est pas d’en imposer les réalités, les points de vue et les leçons à ses spectateurs. Lors de sa phase créative, il se laisse aller à une phase de délire, de déclinaison, de libres associations qui l’emmènent ailleurs. Il transcende tout cela dans sa danse, il l’infuse, grâce à son corps-outil, il le « transe- met », désireux d’installer son public dans un état second, intensément réceptif. Pour cela, il exige de ses danseurs une extrême perfection technique – l’extra- ordinaire doit aller de soi – libérée des pesanteurs de la gravité.

 

Nicolas Zemmour est né en 1987.​

Il sort diplômé du Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon en 2007 et décide en 2009 de poursuivre sa formation à la Folkwang Universität Essen pour apprendre la technique et la philosophie de danse de Pina Bausch qu’il rencontre en stage dans la compagnie. Cette année, la Folkwang Hochschule a une très grande influence sur Nicolas quant à la vision de  l’art et de la danse. Il est engagé au Ballet Preljocaj en 2009 à 2015, il y danse pendant un an et demi avec le Ballet du Bolshoï à Moscou dans une création de A.Preljocaj avec des danseurs du Bolshoï et les danseurs du Ballet Preljocaj dont Nicolas fait partie.  En 2013, il crée le ZemmourBallet ainsi que ses premières oeuvres chorégraphiquesEn 2014 il obtient son diplôme de professeur de danse qui lui permet de transmettre sa passion.  Le ZemmourBallet voit naître sa première création internationale 2017/2018 en collaboration avec Les théâtres de la Ville de Luxembourg, « La brisure des vases »En 2018, Nicolas devient Professeur au Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon, France.  En 2019, il émigre de France et immigre à Sherbrooke où il transfert sa compagnie ZemmourBallet. Son implantation devient solide grâce à l’accueil du Centre des Arts de la Scène Jean Besré et La Ville de Sherbrooke, qui donnent à la compagnie l’opportunité d’être compagnie résidence 2020 au CASJB. En janvier 2020, il devient professeur de Ballet au CEGEP de Sherbrooke.

Danika Cormier | Année 2019

Chorégraphe, interprète et enseignante en danse, Danika est animée du désir de bouger et de s’exprimer par le mouvement créatif depuis son tout jeune âge. Elle est diplômée des programmes de danse du Cégep de Sherbrooke (2010) et de l’Université Concordia (2013). À sa sortie de l’Université, elle amorce sa collaboration avec Joachim Yensen-Martin, ensemble, ils créent de Corps Sauvages, une alliance entredeux artistes du mouvement qui unit jeux et travail en duo. De plus, ils sont partenaires dans plusieurs projets soutenus par des artistes montréalais, tels que le spectacle Bear Dreams de la compagnie Pour corps et lumière, avec lequel ils sont en tournée à l’été 2015. En 2016, Danika fait le grand pas de s’installer dans la région de Sherbrooke. Depuis, elle participe à plusieurs projets d’artistes et de compagnies de l’Estrie, tels qu’Elise Legrand, Sursaut et Axile. En plus, elle poursuit ses activités avec Corps Sauvages et concentre une majeure partie de sa pratique à la création pour jeune public et leur famille.

Philippe Boutin | Septembre 2019

Empire Panique | Projet : The Rise of the Bling Bling

Diplômé en interprétation à l’Option-Théâtre du Collège Lionel-Groulx en 2013, Philippe Boutin se lance avec aplomb, osant des oeuvres à grand déploiement. À sa sortie, il écrit et met en scène Détruire, nous allons, réunissant quarante comédiens et danseurs sur un terrain de football dans une production de Couronne Nord. Suivra le Vin Herbé de Frank Martin, cet opéra théâtre réunissant près de 70 artistes sur scène, produit par BOP et présenté à Arsenal Montréal en juin 2016. Comme interprète, il collabore notamment avec Dave St-Pierre, Monique Gosselin, Félix-Antoine Boutin, Alix Dufresne, Jérémie Niel, Sébastien Dodge, Virginie Brunelle, Étienne Lepage et Frédéric Gravel.

Au Cinéma, on peut le voir dans le long métrage King Dave de Podz, dans plusieurs courts-métrages dont Mon Boy de Sarah Pellerin et Intenselefun de Guillaume Laurin, ainsi que dans la websérie L’Arène de Marjorie Armstrong.

À l’automne 2016, Boutin est invité par l’Usine C en tant qu’artiste en résidence pour trois ans. Il travaille présentement en collaboration avec Étienne Lepage, à la création de son prochain spectacle événementiel qui entame une relecture majeure du Nouveau Testament qui sera présentée en avril 2020; The Rise of the Bling bling.

 

Gabriel Cloutier-Tremblay | Octobre 2019

Kill ta peur | Projet : Amour amour

Diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2015, nous avons pu voir Gabriel en 2016 camper le rôle d’Amed dans l’Orangeraie, de Larry Tremblay, une mise en scène de Claude Poissant —Théâtre Denise-Pelletier, Théâtre du Trident, tournée-Québec 2018. En 2016 et 2017, il danse dans L’Éveil, une mise en scène signée Marie-Josée Bastien et Harold Rhéaume — tournée France-Québec — puis, il intègre la nouvelle création des 7 doigts de la main, Vice&Vertu.  En 2018, il joue dans Ailleurs, long-métrage réalisé par Samuel Matteau et signe la mise en scène de La fille qui s’promène avec une hache, co-écrit avec Léa Aubin et présenté au théâtre Premier Acte à Québec. En 2019, il joue et participe à la dernière création du théâtre du Double Signe, Stallone, une mise en scène d’André Gélineau et partage la scène avec Érika Soucy dans l’adaptation théâtrale de son roman Les Murailles, mise en scène par Maxime Carbonneau. Il fera partie de la distribution du Miel est plus doux que le sang du Théâtre Sortie de secours et sa deuxième création, AMOUR AMOUR investira le théâtre Premier Acte à l’automne 2019. Fidèle collaborateur de Théâtre KATA, entre 2015 et 2019, il s’investit dans quatre créations dont Le MonstreDoggy dans Gravel, Pisser debout sans lever sa jupe et Made in beautiful, programmée en 2020 au CTD’A et à La Bordée. En Mars 2020, nous le verrons camper le rôle de Roméo sur les planches du Trident, dans Roméo et Juliette mis en scène de Jean-Philippe Joubert.

Pleurer Dans’Douche | Novembre 2019

Projet : Stabat Pater

Fondée en 2016 par Mélodie Noël Rousseau et Geneviève Labelle, la compagnie de théâtre Pleurer Dans’ Douche produit du théâtre fusion. Suivant leurs instincts, les deux artistes se métamorphosent : violonistes classiques, autrices, joueuses d’ultimate frisbee, danseuses somatiques, drag kings, manipulatrices d’objets, artistes maquilleuses, metteuses en scène ou comédiennes. Pour chacun des spectacles, leur vécu agit comme bougie d’allumage. Elles prennent leur public par surprise avec leurs œuvres brutes et irrévérencieuses.

Stabat Pater sera présenté Aux écuries en mars prochain dans le cadre du projet Constellation.

Thomas Duret | Décembre 2019

Baobab – Création multidisciplinaire | Projet : Les Olympiades du fashisme

Baobab – Création multidisciplinaire est un laboratoire d’expérimentation artistique et sociale dirigé par Thomas Duret. Il explore, dans une perspective queer, comment évoluent et se contaminent les dimensions intimes et collectives de nos existences.

Le Baobab crée des performances, des formes hybrides, des systèmes scéniques. Dans ses créations, Duret utilise généralement comme point de départ un mécanisme psychologique de l’être humain ou un mécanisme de société et explore leur impact sur l’individu et le collectif. Les codes du théâtre, de la danse, de la performance, du clown, de la musique, des arts visuels/plastiques et du sport sont autant d’outils (qu’il n’hésite pas à détourner) pour créer des objets artistiques tout en cherchant à redéfinir la place du public comme étant des actants du projet plutôt que des spectateurs passifs. Le Baobab concentre ses activités sur la création de nouvelles formes et écritures scéniques par une approche interdisciplinaire, décoloniale et socialement inclusive.

Durant les dernières années, en plus d’avoir interprété divers rôles sur la scène québécoise et nationale, Duret a créé de nombreux projets et performances dans différents festivals au Québec et a obtenu plusieurs résidences pour ses projets, autant à Montréal, Québec (Maison pour la Danse), Sherbrooke (CASJB), Ottawa (Théâtre du Trillium), qu’à l’étranger (Berlin, Paris et Lima). Son dernier projet Une excellente trilogie sur la vie a été présenté en novembre 2017 à La Chapelle et en mars 2019 au Mois Multi à Québec.

Estelle Clareton | Février 2021

Créations Estelle Clareton | Projet : Bouleversement

Femme que le langage et les gestes du corps passionnent, Estelle Clareton a longtemps interprété des pièces imaginées par d’autres chorégraphes avant de faire de la création son mode de vie. Aujourd’hui chorégraphe à part entière elle offre, avec ses créations, des plongées dans un univers en quête d’une virtuosité chargée de sens.

Depuis la fondation de sa compagnie, Créations Estelle Clareton, en 1999, la chorégraphe a su créer une œuvre forte et originale. Les thèmes abordés par la chorégraphe ont en commun un regard lucide et ludique posé sur l’existence, les relations humaines et l’expérience même de vivre, de grandir. Au cœur de sa démarche se trouve la tentative de comprendre d’où l’on vient, où l’on va et pourquoi nous y allons, sachant que tout ceci a une fin. Les thèmes de l’identité perdue et de la quête de l’autonomie habitent ses œuvres de façon récurrente. Et l’humour et le drame s’y côtoient.

En vingt ans, la compagnie a porté 17 projets de création, organisé des tournées ici et à l’étranger, et participé à des activités de développement de public.

Saison 2018-19

Danika Cormier | Année 2019

Chorégraphe, interprète et enseignante en danse, Danika est animée du désir de bouger et de s’exprimer par le mouvement créatif depuis son tout jeune âge. Elle est diplômée des programmes de danse du Cégep de Sherbrooke (2010) et de l’Université Concordia (2013). À sa sortie de l’Université, elle amorce sa collaboration avec Joachim Yensen-Martin, ensemble, ils créent de Corps Sauvages, une alliance entredeux artistes du mouvement qui unit jeux et travail en duo. De plus, ils sont partenaires dans plusieurs projets soutenus par des artistes montréalais, tels que le spectacle Bear Dreams de la compagnie Pour corps et lumière, avec lequel ils sont en tournée à l’été 2015. En 2016, Danika fait le grand pas de s’installer dans la région de Sherbrooke. Depuis, elle participe à plusieurs projets d’artistes et de compagnies de l’Estrie, tels qu’Elise Legrand, Sursaut et Axile. En plus, elle poursuit ses activités avec Corps Sauvages et concentre une majeure partie de sa pratique à la création pour jeune public et leur famille.

Nathalie Derome | Février 2019

Des Mots D’la Dynamite | Projet : C’est ma soeur !

Nathalie Derome fête en 2018 ses 30 ans à la direction artistique de la compagnie Des mots d’la dynamite et ses 35 ans de pratique interdisciplinaire. En 2014, elle termine une maîtrise en théâtre à l‘UQAM ayant pour thème l’appropriation des langages. Son œuvre se situe au carrefour du théâtre, des arts visuels et de la musique. Sa pratique est marquée par la recherche de rencontres inédites avec le public. En 2007, elle plonge dans la recherche et la création pour tout-petits (18 mois à 5 ans). Trois productions ont depuis vu le jour pour ce groupe d’âge et ont été diffusées au Québec, au Canada et à l’international. Sa plus récente création, C’est ma sœur!, destinée aux 4 à 7 ans, a été présentée en mars 2019 à la Maison Théâtre.

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«Saison 2020-21» : Nicolas Zemmour | Ashbey; Nicolas Gendron | Hugo B. Lefort; Claire Renaud | Jean-François Bienvenu et Claire Renaud; Gabriel Morin & David Strasbourg | Éva-Maude TC Photographe; L’Interrupteur: Créations de Théâtre-Lumière | Anouk M. Renaud; Projet Hybris | Keven Lee; Estelle Clareton | Stéphane Najman @photoman.

«Saison 2019-20»: Nicolas Zemmour | Ashbey; Danika Cormier | Salomé Drapeau | François Lafrance; Philippe Boutin | Marc-André Thibault ; Gabriel Cloutier Tremblay | Éva-Maude TC 2015; Pleurer Dans’douche | Josie Desmarais; Thomas Duret | Olivier Hardy; Estelle Clareton | Stéphane Najman @photoman.

«Saison 2018-19»:  Danika Cormier | Salomé Drapeau | François Lafrance; Nathalie Derome | Josée-Anne Touchette | Luc Senécal

 

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