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Saison 2020-21

Nicolas Zemmour | Année 2020 – 2021


Le ZemmourBallet danse tout en émotion. L’art d’incarner du spirituel dans du corps sensible afin que tout le monde s’en évade dans le présent. A travers des métaphores visibles le ZemmourBallet vous permet de voyager avec lui. 
Pour Nicolas Zemmour, la danse est un lieu essentiel d’« émotion », un mot qui prend une valeur toute particulière pour lui. Il en revient aux origines du mot : ex-motion, ce qui est en-dehors du mouvement, en dehors et au-delà du temps et de l’espace parcourus et déployés que suppose toute danse. C’est-à- dire que l’arpentage du temps et de l’espace doit mener ailleurs, au-delà d’un récit, au-delà d’un sens, au-delà d’une compréhension- explication rationnelle, dans une sorte de bulle de poésie. Concrètement, lui, il imagine, travaille et interroge des concepts, mais son rôle n’est pas d’en imposer les réalités, les points de vue et les leçons à ses spectateurs. Lors de sa phase créative, il se laisse aller à une phase de délire, de déclinaison, de libres associations qui l’emmènent ailleurs. Il transcende tout cela dans sa danse, il l’infuse, grâce à son corps-outil, il le « transe- met », désireux d’installer son public dans un état second, intensément réceptif. Pour cela, il exige de ses danseurs une extrême perfection technique – l’extra- ordinaire doit aller de soi – libérée des pesanteurs de la gravité.

 

Nicolas Zemmour est né en 1987.​

Il sort diplômé du Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon en 2007 et décide en 2009 de poursuivre sa formation à la Folkwang Universität Essen pour apprendre la technique et la philosophie de danse de Pina Bausch qu’il rencontre en stage dans la compagnie. Cette année, la Folkwang Hochschule a une très grande influence sur Nicolas quant à la vision de  l’art et de la danse. Il est engagé au Ballet Preljocaj en 2009 à 2015, il y danse pendant un an et demi avec le Ballet du Bolshoï à Moscou dans une création de A.Preljocaj avec des danseurs du Bolshoï et les danseurs du Ballet Preljocaj dont Nicolas fait partie.  En 2013, il crée le ZemmourBallet ainsi que ses premières oeuvres chorégraphiquesEn 2014 il obtient son diplôme de professeur de danse qui lui permet de transmettre sa passion.  Le ZemmourBallet voit naître sa première création internationale 2017/2018 en collaboration avec Les théâtres de la Ville de Luxembourg, « La brisure des vases »En 2018, Nicolas devient Professeur au Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon, France.  En 2019, il émigre de France et immigre à Sherbrooke où il transfert sa compagnie ZemmourBallet. Son implantation devient solide grâce à l’accueil du Centre des Arts de la Scène Jean Besré et La Ville de Sherbrooke, qui donnent à la compagnie l’opportunité d’être compagnie résidence 2020 au CASJB. En janvier 2020, il devient professeur de Ballet au CEGEP de Sherbrooke.

Nicolas Gendron | Février 2022

ExLibris | Projet : À l’ombre des volcans

Depuis sa formation à l’École de théâtre professionnel du Collège Lionel-Groulx, Nicolas Gendron a pris part à plus d’une trentaine de productions théâtrales, comme interprète, auteur ou metteur en scène. En 2013, il cofonde la compagnie ExLibris, pour laquelle il signe plusieurs mises en scène. Depuis 2017, Nicolas est conseiller au Théâtre Denise-Pelletier auprès de Claude Poissant. Dans le cadre de cette résidence au CASJB, Nicolas planchera sur une création théâtrale des plus personnelles, intitulée À l’ombre des volcans, avec le précieux soutien d’ExLibris et de ses collaborateur.trice.s. L’équipe de création aura accès à l’ensemble des ressources du CASJB ainsi qu’à une aide financière pour contribuer aux frais de la résidence.

Nicolas sera au CASJB pour une résidence d’écriture en septembre et sera de retour avec l’ensemble de son équipe pour une résidence de création à l’automne 2021.

ExLibris 

MANDAT

Du romanesque à la poésie, de la chanson au scénario, et surtout du papier à la scène, pour ExLibris, tout part des mots. La dramaturgie est toujours l’étincelle de départ, dans un esprit de création ou d’adaptation.

L’origine latine de son nom signifie entre autres « (faisant partie) des livres (de) ». Et c’est ainsi qu’ExLibris tire sa matière première de ses coups de cœur pour la parole d’un.e auteur ou autrice, l’essence même des mots, l’amour de la langue et le vertige propre à l’âme d’une écriture.

ExLibris traque en douceur les paroles les plus riches du moment là où elles se trouvent : dans sa bibliothèque, bien entendu, mais aussi à l’ombre de toute forme d’art et dans les rues de la cité, afin de révéler des voix inédites ou délaissées pour faire honneur à leurs lignes de force. Sa mission : porter ces paroles au plus près du public et célébrer toute leur richesse et leur profondeur.

ExLibris entend également œuvrer à nourrir l’intérêt de la jeune génération et du grand public pour le fait littéraire et la langue française, grâce à des collaborations avec des institutions scolaires et des groupes communautaires.

HISTORIQUE

Compagnie théâtrale basée à Montréal, OBNL fondé en 2013 par Nicolas Gendron, Alexandre Lainesse et Antoine Pellerin, trois amis d’enfance originaires de Victoriaville, ExLibris compte à son actif deux créations et un laboratoire public. La conceptrice Leticia Hamaoui s’est jointe à l’équipe en 2016.

Pour son acte de naissance, ExLibris a donc été fidèle à son nom et a tiré de sa bibliothèque un roman d’exception pour le porter à la scène : Et au pire, on se mariera, de l’autrice Sophie Bienvenu (La Mèche, 2011). Un vrai coup de cœur (au ventre). L’adaptation théâtrale, signée par le directeur artistique Nicolas Gendron, fut saluée par la critique et le public montréalais à sa création, en 2014, à la Salle intime du Théâtre Prospero, puis à sa reprise en 2015, au même théâtre, et en tournée à Ottawa, Québec et Victoriaville.

En résidence à la Maison de la culture Rosemont–La Petite-Patrie, en décembre 2015, ExLibris a voulu souligner, par un laboratoire public, le dixième anniversaire du départ du créateur de Sol, jetant ainsi les bases de L’Enfance de l’art – Doigts d’auteur de Marc Favreau, son second projet. Le spectacle prend ensuite son envol à l’hiver 2017, à la Salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier. Le public est encore au rendez-vous : plus de 2400 spectateurs de tous âges (re)découvrent la parole de Favreau! Programmée au tout premier festival Fous de théâtre, à l’Assomption, à l’été 2017, la création connaît par la suite une tournée d’envergure à l’automne 2018, visitant une douzaine de régions du Québec, puis une reprise exceptionnelle d’une semaine, en décembre 2020, au Théâtre La Bordée, dans la capitale.

ExLibris est aussi membre de l’Association des compagnies de théâtre.

Claire Renaud | Janvier 2022

Projet : Sportriarcat

2020 Claire Renaud est scénographe, autrice et metteuse en scène. L’interdisciplinarité, les dispositifs scéniques non-conventionnels et la relation entre les créateur.trices et les spectateur.trices sont au centre de sa démarche, de plus en plus tournée vers des enjeux de société. Depuis sa graduation à l’École Supérieure de Théâtre de l’UQAM en 2014, elle a travaillé notamment aux côtés de Christian Lapointe (Pelléas et Mélisande, Le reste vous le connaissez par le cinéma, Et quand nous nous serons suffisamment torturés…), Marie-Thérèse Fortin (L’éducation de Rita), Mireille Camier (À deux heures du matin, La fête d’aujourd’hui) ou encore Erika Tremblay-Roy (Prince Panthère).

Parallèlement à sa pratique de scénographe elle confonde le collectif Grande Surface (2014) puis la compagnie de théâtre interdisciplinaire La nuit / Le bruit (2017) au sein desquels elle touche aussi bien à l’écriture et à la mise en scène qu’à la conception.  Son premier texte et mise en scène « Contre la suite du monde », a été présenté à La Chapelle | Scène contemporaine en 2019 puis à Premier Acte en 2020. Elle travaille actuellement sur sa prochaine création interdisciplinaire « Sportriarcat ».

« Sportriarcat »

« Sportriarcat » est une création mêlant théâtre et danse qui explore le monde du sport-spectacle comme terrain de recherche pour s’interroger sur la culture du viol et les rapports de domination que notre société entretient.

En écrivant sur le plateau, l’équipe entièrement constituée de femmes s’interroge sur les questions suivantes: comment la médiatisation du sport participe-t-elle à la perpétuation du patriarcat? Comment utiliser le langage et les rituels du sport pour parler du sexisme ordinaire et des violences de genre ? Le monde du sport est-il un espace d’émancipation possible? Peut-on y écrire de nouveaux mythes féminins où la réappropriation du corps et la sororité se déploient naturellement?

Empruntant aux codes de la publicité, des médias, du documentaire et de la danse, Claire Renaud cherche comment aborder la complexité de notre société et explore avec humour et autodérision les paradoxes de nos constructions sociales.

ÉQUIPE :

Mise en scène et écriture de plateau : Claire Renaud| Assistante à la mise en scène : Mélodie Lupien | Conseillère à la dramaturgie: Andréane Roy | | Scénographie : Alix Brenneur | Conception costume : Marie-Audrey Jacques | Conception lumière : Catherine FP |Conception vidéo : Laura-Rose R.Grenier

Interprètes : Laura Côté-Bilodeau, Lucie M.Constantineau, Chloé Barshee, Gabrielle Poulin, Léna Demnati, Koliane Rochon Prom Tep, Marie-Reine Kabasha

 

Site web

Gabriel Morin & David Strasbourg | Juin 2021

LE COMPLEXE | Projet : MERCI D’ÊTRE VENUS

Le Complexe est une jeune compagnie d’art narratif ayant comme mandat la création de récits “complexes” et captivants. Ses créateurs sont à la recherche d’une harmonie entre expérimentation et tradition, entre drame et comédie, entre accessibilité et profondeur du propos. Le Complexe se donne donc comme mandat de produire des oeuvres denses, mais toujours au service d’un récit poignant. La compagnie accorde une grande importance au spectateur, au spectaculaire et veut développer de nouveaux publics en s’adressant autant aux néophytes qu’aux initiés.

David Strasbourg | Metteur en scène David Strasbourg est un jeune metteur en scène qu’on doit surveiller de près. Diplômé en interprétation du Cégep de St-Hyacinte, il navigue aussi bien comme directeur d’acteurs que comme interprète. En 2016, il signe la mise en scène de Conversations avec mon Pénis (Théâtre Bistouri), présentée au Zoofest. La pièce est reprise à La Licorne, à Premier Acte et en tournée dans plusieurs régions du Québec. En 2018, il intègre l’équipe de Petits crimes contre l’Humanité comme metteur en scène. La pièce attire l’attention de diffuseurs professionnels lors de son passage à Rideau en 2019. David est doté d’une grande habileté pour décoder le sens profond d’un texte, tout en faisant ressortir l’humour au travers du drame. Ses mises en scène témoignent de son amour du jeu et de sa passion pour le théâtre.

Gabriel Morin | Auteur et Comédien
Diplômé en interprétation du Conservatoire de Montréal (2014) et de l’INIS comme auteur au programme Télévision (2018), Gabriel Morin évolue aussi bien dans le jeu que dans l’écriture. Sa première pièce, Petits crimes contre l’Humanité, a été présentée dans plusieurs festivals, tels que Zoofest, Vue sur la Relève, Fous de Théâtre (Th. Hector-Charland) et Rideau. En 2018, il obtient une bourse de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques afin de soutenir le démarrage de sa prochaine pièce, Merci d’être venus. En 2020, il reçoit une bourse de soutien à la création dans le cadre du programme “Ma première demande de bourse”. Il s’agit d’un partenariat du Conseil des arts et des lettres du Québec ainsi que du Conseil des arts de Montréal. Cette même année, Gabriel participe à L’École d’Hiver du CEAD, une résidence d’écriture urbaine. Depuis cette résidence, il est accompagné par Paul Lefebvre, conseiller dramaturgie au CEAD. Merci d’être venus a été sélectionnée au Festival Jamais Lu et sera mise en lecture en juin 2021.

 

MERCI D’ÊTRE VENUS

 

Si vos parents sont comme les miens, à un moment de votre adolescence, probablement pendant le souper, l’un d’eux a pris une grande respiration avant de dire solennellement: « Si tu fais l’amour, protège-toi. Si t’es pas prêt, c’est correct aussi.» Ce à quoi vous avez sûrement répondu quelque chose comme : « Ark, voyons, je le sais », afin d’éviter les malaises d’une discussion sur la contraception avec vos parents. N’empêche, le message était passé. Or, il fut un temps où aborder un tel sujet autour du pain de viande dominical aurait causé une crise familiale et l’envoi au cloître. J’exagère un peu, mais vous comprenez l’idée.

Je crois que le suicide et la détresse psychologique sont nos prochains « malaises de souper ». L’acceptation sociale de la maladie mentale est selon moi le prochain grand combat à mener. Notre malaise face à ces enjeux isole les personnes malades et les rends plus vulnérables. C’est cet inconfort qui m’a poussé à écrire cette histoire. Avant de perdre mon frère par suicide, ce phénomène m’était toujours apparu comme un “truc qui n’arrivait qu’aux autres”. Son décès m’a obligé à apprivoiser le suicide, car je ne pouvais plus nier sa présence. Je crois que si l’on allait au cœur du problème, pour en retracer les causes, on pourrait mieux le comprendre et ultimement, mieux le prévenir.

Avec Merci d’être venus, je désire créer un espace théâtral où le spectateur sera amené à traverser ce pont et à voir le phénomène de l’intérieur. Bien que la pièce soit tirée d’un fait vécu, je veux avant tout raconter une histoire. Le décès de mon frère est le point de départ de la pièce, mais ce sont les impacts sur les proches qui en sont le cœur. Merci d’être venus est une quête de compréhension, de pardon, et le désir de bâtir une société plus fraternelle. Je veux défaire le caractère « sacré » du suicide, son vernis dramatique, qui nous empêche d’en parler ouvertement. Pour y arriver, l’humour et les ruptures de ton sont mes meilleurs alliés. Une part de comédie, si noire soit-elle, est essentielle.

Gabriel Morin : Texte et interprétation
David Strasbourg : Mise en scène

Hélène Rioux : Assistance à la mise en scène et régie

Suzie Bilodeau : Conception d’éclairages
Philippe Gatien : Composition musicale et conception sonore
Olivia Pia Audet : Scénographie

L’Interrupteur: créations de théâtre-Lumière | Automne 2021

L’Interrupteur: créations de théâtre-Lumière | Projet: Boulupoilu

L’Interrupteur est une compagnie de théâtre créée par Jacinthe Racine (conceptrice d’éclairage et performeuse), Kim Crofts (metteure en scène et dramaturge) et Mélanie Primeau (directrice de production et technique).

La démarche artistique de L’Interrupteur s’articule autour d’une recherche sur la lumière et ses capacités narratives. À nos yeux, la lumière est un langage en soi qui peut, au même titre qu’un texte, être moteur de projet artistique. Nous souhaitons créer des évènements rassembleurs où la parole est laissée de côté au profit de sensations visuelles et sonores.

Afin de favoriser une rencontre de qualité avec son public, L’Interrupteur privilégie des formes modestes et portatives qui lui permettront de voyager aisément pour partager ses histoires au sein de salles intimistes.

Boulupoilu

Le Boulupoilu c’est :

des poils, beaucoup de poils

Un œil mal vissé, mal installé, qui avait envie de voyager

Une galaxie dans une baignoire

Une aquarelle en 3 dimensions

De la couleur, des ombres, mais surtout beaucoup de lumière.

Présenté dans une première version au festival OUF! Off Casteliers 2019, cette création est encore en cours d’élaboration.​

 

CRÉDITS

Mise en scène : Kim Crofts et Jacinthe Racine

Interprètes : Jacinthe Racine et Charles Roy

Conception sonore et musicien sur scène : Émile Poulin

Direction de production et technique : Mélanie Primeau

projets hybris | Hiver 2022

cruel·le

cruel·le est une nouvelle création interdisciplinaire de projets hybris. Elle s’intéresse à la distance grandissante entre utopies et possibilités à l’ère néolibérale. En abordant l’anxiété et la dépression comme des phénomènes sociaux, cruel·le cherche à explorer les façons avec lesquelles les structures politiques nous poussent à notre propre perte. A

Aux confluents de la musique, des pratiques performatives et de la recherche plastique, cruel·le cherche à célébrer la résilience de celles et ceux qui, chaque jour, se défendent.

mise en scène : Philippe Dumaine
conseil en dramaturgie : Marilou Craft
lumières : Catherine Fournier-Poirier
avec : Maude Arès, Antoine Beaudoin Gentes, Laurence Gauthier-Brown, Danièle Simon

 

projets hybris est une compagnie de création interdisciplinaire, queer et féministe basée à Montréal depuis 2010. Elle présente, dans divers lieux consacrés aux arts vivants et à l’art contemporain, des créations originales qui prennent la forme de spectacles, de performances, de participations à des expositions et d’ateliers. Ces créations allient intensité performative et inventivité interdisciplinaire dans la mise en relief d’enjeux politiques touchant particulièrement les femmes, les personnes queers et marginalisée.

Parmi les créations récentes de la compagnie, mentionnons Propositions for the AIDS Museum, une réflexion interdisciplinaire sur la réponse politique et artistique à la crise du sida (Phénomena 2014; La Chapelle 2017), Youngnesse, qui aborde avec abstraction l’énergie politique de la jeunesse (OFFTA 2016; La Chapelle 2018; Mois multi 2020) et thegiftsofthegifted, une intervention performative de 5 heures conçue à l’invitation de la Fondation Phi pour l’art contemporain (Nuit blanche 2018). Soulignons aussi Se la jouer/Playing Up, un jeu d’art vivants déployé dans l’espace public (OFFTA 2019) et i await the devil’s coming, un solo performatif inspiré de l’autobiographie du même titre de Mary MacLane (OFFTA 2017). + plus au projetshybris.org

Estelle Clareton | Février 2021

Créations Estelle Clareton | Projet : Bouleversement

Femme que le langage et les gestes du corps passionnent, Estelle Clareton a longtemps interprété des pièces imaginées par d’autres chorégraphes avant de faire de la création son mode de vie. Aujourd’hui chorégraphe à part entière elle offre, avec ses créations, des plongées dans un univers en quête d’une virtuosité chargée de sens.

Depuis la fondation de sa compagnie, Créations Estelle Clareton, en 1999, la chorégraphe a su créer une œuvre forte et originale. Les thèmes abordés par la chorégraphe ont en commun un regard lucide et ludique posé sur l’existence, les relations humaines et l’expérience même de vivre, de grandir. Au cœur de sa démarche se trouve la tentative de comprendre d’où l’on vient, où l’on va et pourquoi nous y allons, sachant que tout ceci a une fin. Les thèmes de l’identité perdue et de la quête de l’autonomie habitent ses œuvres de façon récurrente. Et l’humour et le drame s’y côtoient.

En vingt ans, la compagnie a porté 17 projets de création, organisé des tournées ici et à l’étranger, et participé à des activités de développement de public.

Saison 2019-20

Nicolas Zemmour | Année 2020 – 2021


Le ZemmourBallet danse tout en émotion. L’art d’incarner du spirituel dans du corps sensible afin que tout le monde s’en évade dans le présent. A travers des métaphores visibles le ZemmourBallet vous permet de voyager avec lui. 
Pour Nicolas Zemmour, la danse est un lieu essentiel d’« émotion », un mot qui prend une valeur toute particulière pour lui. Il en revient aux origines du mot : ex-motion, ce qui est en-dehors du mouvement, en dehors et au-delà du temps et de l’espace parcourus et déployés que suppose toute danse. C’est-à- dire que l’arpentage du temps et de l’espace doit mener ailleurs, au-delà d’un récit, au-delà d’un sens, au-delà d’une compréhension- explication rationnelle, dans une sorte de bulle de poésie. Concrètement, lui, il imagine, travaille et interroge des concepts, mais son rôle n’est pas d’en imposer les réalités, les points de vue et les leçons à ses spectateurs. Lors de sa phase créative, il se laisse aller à une phase de délire, de déclinaison, de libres associations qui l’emmènent ailleurs. Il transcende tout cela dans sa danse, il l’infuse, grâce à son corps-outil, il le « transe- met », désireux d’installer son public dans un état second, intensément réceptif. Pour cela, il exige de ses danseurs une extrême perfection technique – l’extra- ordinaire doit aller de soi – libérée des pesanteurs de la gravité.

 

Nicolas Zemmour est né en 1987.​

Il sort diplômé du Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon en 2007 et décide en 2009 de poursuivre sa formation à la Folkwang Universität Essen pour apprendre la technique et la philosophie de danse de Pina Bausch qu’il rencontre en stage dans la compagnie. Cette année, la Folkwang Hochschule a une très grande influence sur Nicolas quant à la vision de  l’art et de la danse. Il est engagé au Ballet Preljocaj en 2009 à 2015, il y danse pendant un an et demi avec le Ballet du Bolshoï à Moscou dans une création de A.Preljocaj avec des danseurs du Bolshoï et les danseurs du Ballet Preljocaj dont Nicolas fait partie.  En 2013, il crée le ZemmourBallet ainsi que ses premières oeuvres chorégraphiquesEn 2014 il obtient son diplôme de professeur de danse qui lui permet de transmettre sa passion.  Le ZemmourBallet voit naître sa première création internationale 2017/2018 en collaboration avec Les théâtres de la Ville de Luxembourg, « La brisure des vases »En 2018, Nicolas devient Professeur au Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon, France.  En 2019, il émigre de France et immigre à Sherbrooke où il transfert sa compagnie ZemmourBallet. Son implantation devient solide grâce à l’accueil du Centre des Arts de la Scène Jean Besré et La Ville de Sherbrooke, qui donnent à la compagnie l’opportunité d’être compagnie résidence 2020 au CASJB. En janvier 2020, il devient professeur de Ballet au CEGEP de Sherbrooke.

Danika Cormier | Année 2019

Chorégraphe, interprète et enseignante en danse, Danika est animée du désir de bouger et de s’exprimer par le mouvement créatif depuis son tout jeune âge. Elle est diplômée des programmes de danse du Cégep de Sherbrooke (2010) et de l’Université Concordia (2013). À sa sortie de l’Université, elle amorce sa collaboration avec Joachim Yensen-Martin, ensemble, ils créent de Corps Sauvages, une alliance entredeux artistes du mouvement qui unit jeux et travail en duo. De plus, ils sont partenaires dans plusieurs projets soutenus par des artistes montréalais, tels que le spectacle Bear Dreams de la compagnie Pour corps et lumière, avec lequel ils sont en tournée à l’été 2015. En 2016, Danika fait le grand pas de s’installer dans la région de Sherbrooke. Depuis, elle participe à plusieurs projets d’artistes et de compagnies de l’Estrie, tels qu’Elise Legrand, Sursaut et Axile. En plus, elle poursuit ses activités avec Corps Sauvages et concentre une majeure partie de sa pratique à la création pour jeune public et leur famille.

Philippe Boutin | Septembre 2019

Empire Panique | Projet : The Rise of the Bling Bling

Diplômé en interprétation à l’Option-Théâtre du Collège Lionel-Groulx en 2013, Philippe Boutin se lance avec aplomb, osant des oeuvres à grand déploiement. À sa sortie, il écrit et met en scène Détruire, nous allons, réunissant quarante comédiens et danseurs sur un terrain de football dans une production de Couronne Nord. Suivra le Vin Herbé de Frank Martin, cet opéra théâtre réunissant près de 70 artistes sur scène, produit par BOP et présenté à Arsenal Montréal en juin 2016. Comme interprète, il collabore notamment avec Dave St-Pierre, Monique Gosselin, Félix-Antoine Boutin, Alix Dufresne, Jérémie Niel, Sébastien Dodge, Virginie Brunelle, Étienne Lepage et Frédéric Gravel.

Au Cinéma, on peut le voir dans le long métrage King Dave de Podz, dans plusieurs courts-métrages dont Mon Boy de Sarah Pellerin et Intenselefun de Guillaume Laurin, ainsi que dans la websérie L’Arène de Marjorie Armstrong.

À l’automne 2016, Boutin est invité par l’Usine C en tant qu’artiste en résidence pour trois ans. Il travaille présentement en collaboration avec Étienne Lepage, à la création de son prochain spectacle événementiel qui entame une relecture majeure du Nouveau Testament qui sera présentée en avril 2020; The Rise of the Bling bling.

 

Gabriel Cloutier-Tremblay | Octobre 2019

Kill ta peur | Projet : Amour amour

Diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2015, nous avons pu voir Gabriel en 2016 camper le rôle d’Amed dans l’Orangeraie, de Larry Tremblay, une mise en scène de Claude Poissant —Théâtre Denise-Pelletier, Théâtre du Trident, tournée-Québec 2018. En 2016 et 2017, il danse dans L’Éveil, une mise en scène signée Marie-Josée Bastien et Harold Rhéaume — tournée France-Québec — puis, il intègre la nouvelle création des 7 doigts de la main, Vice&Vertu.  En 2018, il joue dans Ailleurs, long-métrage réalisé par Samuel Matteau et signe la mise en scène de La fille qui s’promène avec une hache, co-écrit avec Léa Aubin et présenté au théâtre Premier Acte à Québec. En 2019, il joue et participe à la dernière création du théâtre du Double Signe, Stallone, une mise en scène d’André Gélineau et partage la scène avec Érika Soucy dans l’adaptation théâtrale de son roman Les Murailles, mise en scène par Maxime Carbonneau. Il fera partie de la distribution du Miel est plus doux que le sang du Théâtre Sortie de secours et sa deuxième création, AMOUR AMOUR investira le théâtre Premier Acte à l’automne 2019. Fidèle collaborateur de Théâtre KATA, entre 2015 et 2019, il s’investit dans quatre créations dont Le MonstreDoggy dans Gravel, Pisser debout sans lever sa jupe et Made in beautiful, programmée en 2020 au CTD’A et à La Bordée. En Mars 2020, nous le verrons camper le rôle de Roméo sur les planches du Trident, dans Roméo et Juliette mis en scène de Jean-Philippe Joubert.

Pleurer Dans’Douche | Novembre 2019

Projet : Stabat Pater

Fondée en 2016 par Mélodie Noël Rousseau et Geneviève Labelle, la compagnie de théâtre Pleurer Dans’ Douche produit du théâtre fusion. Suivant leurs instincts, les deux artistes se métamorphosent : violonistes classiques, autrices, joueuses d’ultimate frisbee, danseuses somatiques, drag kings, manipulatrices d’objets, artistes maquilleuses, metteuses en scène ou comédiennes. Pour chacun des spectacles, leur vécu agit comme bougie d’allumage. Elles prennent leur public par surprise avec leurs œuvres brutes et irrévérencieuses.

Stabat Pater sera présenté Aux écuries en mars prochain dans le cadre du projet Constellation.

Thomas Duret | Décembre 2019

Baobab – Création multidisciplinaire | Projet : Les Olympiades du fashisme

Baobab – Création multidisciplinaire est un laboratoire d’expérimentation artistique et sociale dirigé par Thomas Duret. Il explore, dans une perspective queer, comment évoluent et se contaminent les dimensions intimes et collectives de nos existences.

Le Baobab crée des performances, des formes hybrides, des systèmes scéniques. Dans ses créations, Duret utilise généralement comme point de départ un mécanisme psychologique de l’être humain ou un mécanisme de société et explore leur impact sur l’individu et le collectif. Les codes du théâtre, de la danse, de la performance, du clown, de la musique, des arts visuels/plastiques et du sport sont autant d’outils (qu’il n’hésite pas à détourner) pour créer des objets artistiques tout en cherchant à redéfinir la place du public comme étant des actants du projet plutôt que des spectateurs passifs. Le Baobab concentre ses activités sur la création de nouvelles formes et écritures scéniques par une approche interdisciplinaire, décoloniale et socialement inclusive.

Durant les dernières années, en plus d’avoir interprété divers rôles sur la scène québécoise et nationale, Duret a créé de nombreux projets et performances dans différents festivals au Québec et a obtenu plusieurs résidences pour ses projets, autant à Montréal, Québec (Maison pour la Danse), Sherbrooke (CASJB), Ottawa (Théâtre du Trillium), qu’à l’étranger (Berlin, Paris et Lima). Son dernier projet Une excellente trilogie sur la vie a été présenté en novembre 2017 à La Chapelle et en mars 2019 au Mois Multi à Québec.

Estelle Clareton | Février 2021

Créations Estelle Clareton | Projet : Bouleversement

Femme que le langage et les gestes du corps passionnent, Estelle Clareton a longtemps interprété des pièces imaginées par d’autres chorégraphes avant de faire de la création son mode de vie. Aujourd’hui chorégraphe à part entière elle offre, avec ses créations, des plongées dans un univers en quête d’une virtuosité chargée de sens.

Depuis la fondation de sa compagnie, Créations Estelle Clareton, en 1999, la chorégraphe a su créer une œuvre forte et originale. Les thèmes abordés par la chorégraphe ont en commun un regard lucide et ludique posé sur l’existence, les relations humaines et l’expérience même de vivre, de grandir. Au cœur de sa démarche se trouve la tentative de comprendre d’où l’on vient, où l’on va et pourquoi nous y allons, sachant que tout ceci a une fin. Les thèmes de l’identité perdue et de la quête de l’autonomie habitent ses œuvres de façon récurrente. Et l’humour et le drame s’y côtoient.

En vingt ans, la compagnie a porté 17 projets de création, organisé des tournées ici et à l’étranger, et participé à des activités de développement de public.

Saison 2018-19

Danika Cormier | Année 2019

Chorégraphe, interprète et enseignante en danse, Danika est animée du désir de bouger et de s’exprimer par le mouvement créatif depuis son tout jeune âge. Elle est diplômée des programmes de danse du Cégep de Sherbrooke (2010) et de l’Université Concordia (2013). À sa sortie de l’Université, elle amorce sa collaboration avec Joachim Yensen-Martin, ensemble, ils créent de Corps Sauvages, une alliance entredeux artistes du mouvement qui unit jeux et travail en duo. De plus, ils sont partenaires dans plusieurs projets soutenus par des artistes montréalais, tels que le spectacle Bear Dreams de la compagnie Pour corps et lumière, avec lequel ils sont en tournée à l’été 2015. En 2016, Danika fait le grand pas de s’installer dans la région de Sherbrooke. Depuis, elle participe à plusieurs projets d’artistes et de compagnies de l’Estrie, tels qu’Elise Legrand, Sursaut et Axile. En plus, elle poursuit ses activités avec Corps Sauvages et concentre une majeure partie de sa pratique à la création pour jeune public et leur famille.

Nathalie Derome | Février 2019

Des Mots D’la Dynamite | Projet : C’est ma soeur !

Nathalie Derome fête en 2018 ses 30 ans à la direction artistique de la compagnie Des mots d’la dynamite et ses 35 ans de pratique interdisciplinaire. En 2014, elle termine une maîtrise en théâtre à l‘UQAM ayant pour thème l’appropriation des langages. Son œuvre se situe au carrefour du théâtre, des arts visuels et de la musique. Sa pratique est marquée par la recherche de rencontres inédites avec le public. En 2007, elle plonge dans la recherche et la création pour tout-petits (18 mois à 5 ans). Trois productions ont depuis vu le jour pour ce groupe d’âge et ont été diffusées au Québec, au Canada et à l’international. Sa plus récente création, C’est ma sœur!, destinée aux 4 à 7 ans, a été présentée en mars 2019 à la Maison Théâtre.

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«Saison 2019-20»: Nicolas Zemmour | Ashbey; Danika Cormier | Salomé Drapeau | François Lafrance; Philippe Boutin | Marc-André Thibault ; Gabriel Cloutier Tremblay | Éva-Maude TC 2015; Pleurer Dans’douche | Josie Desmarais; Thomas Duret | Olivier Hardy; Estelle Clareton | Stéphane Najman @photoman.

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